Situation Okayama

Avant toute chose, laissez-moi rapidement vous situer Okayama.
Okayama s’écrit avec deux kanji (les signes chinois permettant d’écrire japonais – pour faire court -) : 岡 oka (colline) et 山 yama (montagne), le nom annonce déjà la couleur !
Okayama désigne à la fois le département d’Okayama (en liseré rouge ci-dessous) et la ville d’Okayama qui en est la préfecture (et la plus grande ville).

Préfecture d'Okayama

Nous sommes dans la région de 中国 Chûgoku dans l’ouest du Japon, à environ 660 km de Tokyo, la capitale. Le département d’Okayama se divise grossièrement en deux grandes zones : au sud une plaine côtière qui concentre les villes les plus importantes ainsi que des chapelets d’îles sur la Mer Intérieure, et une zone montagneuse au nord beaucoup moins urbanisée et peuplée.
A titre de comparaison niveau population, Okayama est la 27ème ville du Japon, soit l’équivalent d’Angers en France. Autant vous dire que vu de Tokyo, j’habite à la campagne !
Mais je n’habite pas à la campagne mais en pleine ville et je ne ressens pas de différence particulière entre le quartier dans lequel j’habite et celui dans lequel je vivais dans la banlieue de Tokyo il y a quinze ans. A une exception près… la première fois que je suis allée prendre le train (qu’on qualifierait « de banlieue » en région parisienne) pour me rendre au centre d’Okayama, je me suis pointée à la gare la plus proche de chez moi tranquilou, à la tokyoïte… pour m’apercevoir que c’était une gare minuscule avec… un train par heure ! (dans ma tête, j’étais sur un tous les quarts d’heure… à la tokyoïte, donc. Heureusement je n’ai eu à attendre que 20 minutes avant que le train suivant ne passe). Du coup j’ai récupéré les horaires de trains et des deux lignes de bus qui passent près de chez moi et je jongle entre les trois en fonction de l’heure à laquelle je souhaite partir.

Je pense aussi m’acheter un vélo pour circuler dans mon quartier car, comme dans beaucoup de villes moyennes ou petites ici, sans voiture (ou vélo), on ne va pas bien loin, et être limitée à un bus par heure à l’aller et au retour pour aller au centre commercial le plus proche, c’est moyen. Du coup, pour le moment, je connais mieux le centre-ville d’Okayama que la zone où j’habite, faute de moyen de locomotion.
Mais, au moins, le magasin à 100 yens (où tout est donc à 100 yens, soit environ 80 cts d’euros) est à cinq minutes à pied de chez moi, c’est l’essentiel !

Bref, j’en étais à vous parler d’Okayama. 晴れの国 hare no kuni, le pays du soleil. Il parait en effet qu’il y a un taux record d’ensoleillement ici. j’avoue que quand je suis arrivée, en septembre, il a plus quasiment tous les jours… j’ai eu du mal à y croire. Et puis finalement, ce n’est peut-être pas exagéré, il a plu un peu ce matin, la première fois de tout le mois de novembre (techniquement, comme on est déjà en décembre, il n’a pas plu du mois de novembre…).

Okayama est célèbre pour sa production de raisins et de pêches, ainsi que pour Momotarô, un jeune garçon héros de légende dont je vous reparlerai, bien entendu. Au nombre des choses qu’il faut voir, on compte également la ville de Kurashiki, les ateliers de potier de Bizen, le 瀬戸大橋 setô ôhashi le grand pont de Setô, qui relie Okayama à l’île de Shikoku et le jardin 後楽園 Kôrakuen considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon.

Du coup, même si tous mes amis japonais sont à Tokyo, je suis heureuse d’avoir atterri à Okayama car c’est un nouvel endroit à découvrir. Ce n’est pas que j’ai déjà vu tout ce qu’il y a à voir à Tokyo mais une très grande partie quand même. A Okayama, j’ai absolument tout à découvrir. Et absolument tout à vous faire partager 🙂