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Quand, à la douane de l’aéroport de Haneda, on m’a directement édité ma carte de résident d’un an à partir du visa sur mon passeport, je me suis dit youpi, réduction maximale des démarches administratives pour l’obtenir, en 15 ans (la dernière fois que j’ai eu une carte de séjour) les choses se sont bien modernisées.

Que nenni.

Certes, j’ai la carte. Mais comme elle a été éditée directement à ma descente d’avion, aucune adresse de résidence ne figure dessus. De plus, je dois de toute façon aller déclarer mon existence à la mairie d’Okayama afin de recevoir le fameux « My Number », qui me servira désormais dans toutes mes démarches administratives, y compris ouvrir un compte en banque ou demander une carte de crédit. Une sorte de numéro de Sécu, en quelque sorte, mais à usage plus étendu.

Bien entendu, les bureaux de la mairie ne sont ouverts que sur les heures de bureau et je travaille. « Fort heureusement », un typhon étant annoncé, l’école a demandé aux parents de ne pas amener leurs enfants dans la mesure du possible. Nous nous retrouvons donc au travail sans vraiment de choses à faire. La directrice de l’école me dit que je devrais en profiter pour aller à la mairie puisque du coup il n’y a pas d’enfants. Après renseignements pris sur comment aller à la mairie (heureusement le bus qui s’arrête devant l’école y va) et comment en revenir, me voilà partie sous des trombes d’eau (on m’a également prêté un parapluie).

Là, vous vous dites certainement, mais ils sont fous ces japonais, ils l’envoient dehors alors qu’il y a un typhon ?
Rassurez-vous, le typhon n’est pas passé sur Okayama. Il pleuvait énormément (mais pas forcément plus que pendant la saison des pluies en juin) mais il y avait peu de vent. Donc ce n’était pas dangereux.

Me voilà donc partie. Heureusement que j’avais déjà pris le bus au Japon donc je connaissais le système (on monte par l’arrière, on prend un ticket et on paye en sortant par l’avant, le prix dépendant de la longueur du trajet parcouru – d’où le « ticket-repère » pris en montant dans le bus).

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J’arrive à la mairie sans encombre, je me présente à l’accueil avec ma carte de résident et la lettre remise à la douane de l’aéroport me demandant d’aller m’enregistrer. On me dirige vers le bon guichet. J’y remplis tous les papiers nécessaires (donc nom, prénoms, adresse etc….) et la dame me remet un petit numéro et m’invite à patienter en zone d’attente. Là, plusieurs écrans de télé pour faire passer le temps et un écran qui appelle les numéros à tel ou tel guichet quand les documents sont prêts. Je patiente environ 30 minutes et j’en profite pour me rendre compte qu’il y a un kiosque vendant… des glaces en plein dans la mairie ! J’adore ce pays ^_^

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Finalement, mon numéro s’affiche et je me rends au guichet correspondant pour récupérer ma carte de résident. Mon adresse proprement écrite  la main et validée par le sceau officiel de la mairie figure désormais au dos de ma carte de résident. On me remet également une lettre attestant de mon enregistrement auprès des services de la mairie.

Il ne me reste plus qu’à repartir au boulot par le bus. Il ne pleut même plus quand je ressors de la mairie, le typhon est passé.