Je travaille dans une très bonne ambiance et mes collègues sont super sympa. Tout le monde travaille dur et ne compte pas ses heures mais, quand il s’agit de s’amuser, on peut compter sur eux.
Les japonais ne fêtent pas Noël. D’ailleurs ce n’est même pas un jour férié ici. La grande fête annuelle familiale c’est le Jour de l’An. Néanmoins, comme je travaille dans une école internationale où on enseigne l’anglais aux enfants (et donc aussi la culture « occidentale » au sens large – surtout américaine puisque ma collègue Jess est américaine et la responsable du programme d’anglais, Mari, bien que japonaise, a passé quasiment toute sa vie aux Etats-Unis avant de s’installer au Japon… mais si je souhaite ajouter une « French Touch » à mes cours, je suis la bienvenue), on a donc fêté Noël. D’abord avec les enfants en leur faisant faire des décorations pour le sapin érigé dans l’entrée par exemple, ou en portant tous des bonnets de Père Noël à l’école le 25. Mais également entre collègues où on a joué à Secret Santa la semaine précédent Noël et à Dirty Santa durant le repas de fin d’année de l’école.

Le principe de Secret Santa (Père Noël secret) est simple : on a tous tiré le nom d’un/une collègue au sort une semaine avant Noël et chacun devait donc faire des petits cadeaux à cette personne sans jamais se faire voir ni par elle, ni par les autres collègues (genre des cadeaux achetés au magasin à 100 yens ou des gâteaux, des chocolats…). Donc on a tous plus ou moins joué à cache-cache et de petits cadeaux sont apparus un peu partout (casier, bureau, casier à chaussures etc…). Moi j’ai tiré le nom de Obe-san (prononcez « On-n-bé-sann »), la dame qui fait le ménage et une partie de la cuisine. Elle décore aussi l’école avec de nombreuses plantes, fleurs, boutures et également avec des couronnes végétales qu’elle fabrique. Elle est vraiment douée. Donc je me suis amusée à lui planquer trois petits cadeaux dans sa cuisine ^_^ Et de mon côté j’ai trouvé dans mon casier un énorme paquet rempli de paquets de sucreries un jour et un autre plus petit le jour de Noël contenant des gâteaux « français ».
Et lors du repas de fin d’année de l’école, nous avons donc dû deviner (ou tenter) qui était notre Secret Santa. Certains avaient vu juste, mais la plupart non donc ce fut très amusant.

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« Linda Merry Christmas (Joyeux Noël) – Secret Santa »

Lors de ce même repas, nous avons également joué à Dirty Santa (Père Noël sale). Le principe est simple, nous devions acheter un cadeau (2000 yens maximum, environ 16 euros) et l’emballer mais ne le montrer à personne. La journée avant la fameuse soirée, chacun a déposé discrètement son cadeau dans un grand carton. Après le repas de fin d’année (pizza-buffet froid-bière), nous avons chacun notre tour tiré un numéro au sort. Le principe du jeu est simple: on étale tous les cadeaux sur une table et la personne ayant le numéro 1 en choisit un au hasard et l’ouvre devant les autres. Puis le détenteur du n°2, puis 3 etc… à n’importe quel moment, quelqu’un (lorsque c’est son tour) peut choisir de piquer son cadeau à quelqu’un au lieu d’en choisir un au hasard. Celui à qui on a piqué son cadeau se retrouvant sans cadeau, a donc le choix entre soit re-choisir un cadeau au hasard, ou piquer le cadeau de quelqu’un d’autre et ainsi de suite. Jusqu’à épuisement des cadeaux dispo sur la table ou bien quand on le décide car ça peut durer longtemps… Certains cadeaux ont changé de main plusieurs fois ^_^. Moi, avec ma chance habituelle, j’ai tiré au hasard un cadeau miteux (un puzzle très moche… mais qui a pu acheter ce truc ???) et donc personne n’a voulu me voler mon cadeau, donc pas de seconde chance…

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On ne dirait peut-être pas sur la photo, les couleurs sont kitch au possible et les pièces sont en plastique avec un (soit-disant) « effet cristal »…

Bref, on a vraiment bien ri… enfin les adultes, car les enfants de mes collègues qui étaient venus ont un peu moins apprécié de se faire piquer leur cadeau (enfin, celui de leur parent en fait) et donc ça pleurait un peu dans tous les coins de la pièce. Mais il faut apprendre à perdre, c’est la vie !