La fin de l’année et le début de la suivante est l’occasion de prendre quelques vacances car l’école est fermée du 28 décembre au 4 janvier. J’en ai profité pour aller voir mon amie Ryôko dans la banlieue de Tôkyô.

J’ai donc décidé d’y aller en Shinkansen, le TGV japonais. Moins cher que l’avion et beaucoup plus rapide que le bus, les 540 km qui me séparent de Shinagawa, ma gare de destination à Tokyo, se font en 3h10 avec le Nozomi, le plus rapide.

Itinéraire Okayama Shinagawa
Le système des lignes à grande vitesse au Japon est simple : plusieurs types de trains sont en service sur la ligne. Les plus rapides ne s’arrêtent que dans les grandes gares et couvrent des itinéraires très longs sans avoir à changer de train en cours de route mais ils sont aussi plus chers. Les moins rapides circulent sur des distances plus courtes mais desservent plus de gares. Par exemple, Nozomi circule, au maximum, sans interruption de Tôkyô à Hakata dans le sud, c’est à dire 1180 km en 5h environ et s’arrête dans neuf gares uniquement. Kodama, le plus lent, circule sur des portions de la même ligne, la gare de Shin-Osaka faisant office de plaque-tournante entre le réseau ouest (Osaka-Hakata) et le réseau Tokai (Osaka-Tokyo). De Tokyo à Hakata il y a en tout 33 gares pouvant être desservies par Kodama (donc contre 9 pour Nozomi). Par exemple, si j’avais voulu prendre Kodama, j’aurais dû changer de train à Shin-Osaka et j’aurais mis en tout 5h10 environ.

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Bien sûr, le prix s’en ressent, d’autant plus que nous sommes dans une des périodes les plus fréquentées puisque tous les japonais rentrent dans leur famille pour la nouvelle année. Mon Okayama-Tôkyô en Nozomi m’aura coûté 36 000 yens aller-retour environ (soit 286 euros). Dans le Shinkansen il est possible de prendre un billet sans réservation de siège, il y a environ trois voitures sans réservation par rame. C’est un peu moins cher mais vu la période, je n’ai pris aucun risque (3h10 debout, non merci) et j’ai bien fait, le train était plein. Pour ce prix on bénéficie d’un siège confortable avec beaucoup de place pour les jambes. D’ailleurs c’est simple, vous n’avez pas à déranger vos voisins lorsque vous vous levez pour aller aux toilettes, ça passe sans soucis.

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Les Shinkansen sont aussi très ponctuels en général, comme tous les trains au Japon. Bon, pas de chance, cette fois-ci il neigeait fortement entre Kyôto et Nagoya (il est tombé environ 10 cm, au jugé) et donc nous sommes arrivés à Tokyo avec 40 minutes de retard. Extrêmement rare.
J’avais aussi réservé une place côté fenêtre pour pouvoir profiter du paysage en espérant secrètement pouvoir apercevoir le Mont Fuji en passant par Shizuoka. Évidemment, je n’étais pas du bon côté mais heureusement je n’ai pas eu à déranger les deux voisins de siège pour aller sur la plate-forme et me régaler. D’autant plus qu’après la neige jusqu’à Nagoya, il faisait un temps superbe à Shizuoka. Je crois d’ailleurs qu’en 15 ans, c’est une des fois où j’ai pu voir le mieux le Mont Fuji (oui, je suis un peu maudite à ce niveau, il y a toujours des nuages qui trainent…).

Nagoya Shizuoka

Pour mon trajet, j’avais également pris soin d’acheter un ekiben (de eki, gare, et ben, de bentô – boîte repas) à la gare d’Okayama (il y a un stand d’ekiben dans toutes les grandes gares) et une bouteille de thé vert froid achetée au konbini (épicerie ouverte 24/24 et 7/7).

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Finalement, une fois arrivée à Shinagawa, le reste du voyage s’est très bien passé. Une petite heure en train de banlieue pour aller chez Ryoko (elle habite à environ 40 km à l’ouest de Shinjuku, un des grands quartiers de l’ouest de la capitale) et j’ai pu poser mes valises pour aller… faire un karaoke ! ^_^
Je vous raconte la suite de mes vacances très vite.