Me revoilà après un longue absence pour cause de vacances.
Reprenons donc aux cerisiers en fleurs.
La saison des cerisiers étant courte et travaillant la semaine, je n’ai pu aller qu’à deux endroits pour profiter du hanami cette année : le château de Tsuyama (je vous ai fait visiter le lieu dans le post précédent) et le Kôrakuen. Je me suis dis que ça devait en valoir la peine. Je ne pensais pas dire cela un jour mais j’ai été assez déçue par le Kôrakuen (tout arrive). Non pas qu’il n’y avait pas de cerisiers, mais surtout il y en avait peu comparé au château de Tsuyama, et de plus c’étaient également des cerisiers « classiques » alors que, pour un jardin comme celui-ci, je m’attendais vraiment à y voir plein d’espèces différentes de cerisiers, notamment les fameux shidare zakura, les cerisiers pleureurs.
Je serais néanmoins mauvaise langue si je disais que je n’avais pas fait de belles photos.

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Je suis donc arrivée au kôrakuen par le château d’Okayama et la vue depuis la douve n’était pas mal du tout. Évidemment, il faisait beau, comme souvent par ici. Là-dessus, je n’ai pas à me plaindre niveau météo à Okayama, qui mérite bien son surnom de hare no kuni (le pays ensoleillé). Ce qui est plus difficile pour moi c’est le vent permanent et qui souffle parfois très fort. Avec des températures estivales comme en ce moment, c’est très agréable. En plein mois de janvier avec cinq degrés, ça l’est beaucoup moins.

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Je me suis dirigée aussitôt vers le carré des cerisiers. Ils l’avaient exceptionnellement ouvert (habituellement on ne peut que tourner autour) pour que les gens puissent pique-niquer dessous, hanami oblige.

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Il y avait un peu de monde mais ce n’était pas exceptionnel, donc agréable. Les cerisiers du Kôrakuen ont beau avoir une belle taille et offrir leur comptant de fleurs, comme je l’ai dit plus haut, ils ne peuvent pas rivaliser avec ceux de Tsuyama, ne serait-ce que par leur nombre. Et, m’étant rassasiée la veille, j’avais finalement assez peu envie de photographier de nouveau le même type de cerisier. J’ai quand même fait quelques photos sympathiques et un peu différentes, en privilégiant les branches et les racines.

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En faisant le tour du jardin, j’ai quand même découvert un petit cerisier pleureur derrière la maison seigneuriale. Étant le seul de sa catégorie dans tout le Kôrakuen, il était un peu pris d’assaut par les touristes. Je trouve ce type d’arbre absolument magnifique. Ce sont souvent les shidare zakura qui sont éclairés la nuit et qu’on visite comme des monuments à part entière ici au Japon.

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Heureusement, je n’ai pas trouvé que cela à me mettre sous la dent. Car le Kôrakuen reste avant tout un jardin où on peut faire des découvertes en toute saison. Au printemps, le jardin se couvre de fleurs et les animaux se font plus nombreux.

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Les carpes avaient moins l’air d’avoir froid, les insectes étaient de sortie et les tortues se réchauffaient au soleil.

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Et puis pour célébrer le printemps, il y avait aussi une cérémonie religieuse shintô. Bon, j’avoue, n’étant pas au courant du programme, je n’ai pu assister qu’à la fin de la cérémonie quand je suis tombée dessus par hasard.

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En revanche ce qui était amusant c’est que, pour l’occasion, il y avait de nombreux prêtres shintô, dont certains étaient visiblement en pause. J’en ai croisé deux en train de photographier le shidare zakura comme de simples touristes, plusieurs se baladant et ces trois-là assis tranquillement à l’ombre des arbres.

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La belle vie 🙂